Le gouvernement a accédé à la vieille revendication des députés qui espéraient voir leurs épouses détenir un passeport diplomatique. «Le président de la République a décidé d’y accéder favorablement en élargissant l’octroi des passeports diplomatiques à toutes les épouses des députés, même celles qui sont concernées par la polygamie», informe Mankeur Ndiaye. Le nouveau ministre des Affaires étrangères défendait, hier, le budget de son département. Par ailleurs, Mankeur Ndiaye a émis le vœu que les diplomates sénégalais sortent de leur carcan de défense des Sénégalais de l’extérieur. Il a affirmé que la diplomatie sénégalaise doit être un élément de développement économique. «Il faut faire en sorte que les diplomates rapportent beaucoup au Sénégal parce que nous investissons beaucoup pour assurer le fonctionnement de certaines ambassades qui sont une centaine dans le monde», plaide le patron de la diplomatie sénégalaise. «Il faut que les ambassades soient rentables, productives.
Les ambassades doivent dépasser la seule représentation. Les ambassadeurs et les diplomates que nous avons à l’étranger travaillent avec le monde des affaires dans les pays où ils interviennent. Ils travaillent à attirer le maximum d’investissement. Ils travaillent à augmenter le flux touristes pour la destination Sénégal. C’est valable pour les ambassades, c’est valable aussi pour les consulats généraux et les consulats», explique Mankeur Ndiaye. Pour ce faire, le successeur de Alioune Badara Cissé affirme qu’ils ont donné de nouvelles missions à leur représentants diplomatiques et consulaires «pour que, au-delà du travail diplomatique normal, classique, au-delà de la promotion et de la protection des Sénégalais de l’extérieur qu’ils s’investissent dans la promotion économique touristique». Le ministre Mankeur Ndiaye ajoute dans son argumentaire que des bureaux de promotion économique seront installés dans toutes les ambassades.
Dans le même tempo Mankeur Ndiaye a soutenu que le gouvernement du Sénégal s’engage à renforcer la qualité du personnel diplomatique dans la sous-région. Ainsi, il souligne que, désormais, toutes les ambassades auront un même traitement de faveur. «Désormais les diplomates qui sont en Gambie, Mali, Mauritanie, Guinée auront le même traitement que celui qui est affecté à Washington. Il ne faut pas que les gens prennent leur affectation dans la sous-région comme une sanction», promet-il. Il ajoute qu’il va réorganiser la carte diplomatique pour que le Sénégal soit représenté dans beaucoup de pays comme aux Caraïbes, en Amérique Latine et dans les pays de l’Europe centrale et de l’Est. Toujours dans le souci de bien faire, M. Ndiaye annonce que son département va réduire les effectifs des ambassades et des consulats jugés budgétivores à l’image de celle à Paris. La question des pays en conflit qui ceinturent le Sénégal est largement évoquée dans les débats. Le ministre des Affaires étrangères a soutenu que le gouvernement s’est beaucoup investi pour le règlement du conflit en Mali.
Mamadou GACKO
BAISSE DU BUDGET DES AFFAIRES ETRANGERES : Le paradoxe des dépenses de fonctionnement
Alors que dans le cadre de la rationalisation de la carte diplomatique, le gouvernement a réduit le nombre et les effectifs des missions diplomatiques et consulaires, les dépenses de fonctionnement du ministère des Affaires étrangères ont connu une augmentation. Ainsi, pour la gestion 2013, les dépenses de fonctionnement ont connu une hausse de 1,24 % en valeur relative. Un paradoxe que les députés n’ont pas manqué de souligner, parlant d’une «légère augmentation» des dépenses de fonctionnement alors que le gouvernement s’est engagé dans une diminution du train de vie de l’Etat. Le projet de budget 2013 du ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur est arrêté, pour la gestion 2013, à la somme de 39 144 009 180 de francs contre 42 584 728 340 en 2012, soit une baisse de 3 440 719 160 de francs en valeur absolue, et 8,08 % en valeur relative.
WALF Ch.G.DIENE
Les ambassades doivent dépasser la seule représentation. Les ambassadeurs et les diplomates que nous avons à l’étranger travaillent avec le monde des affaires dans les pays où ils interviennent. Ils travaillent à attirer le maximum d’investissement. Ils travaillent à augmenter le flux touristes pour la destination Sénégal. C’est valable pour les ambassades, c’est valable aussi pour les consulats généraux et les consulats», explique Mankeur Ndiaye. Pour ce faire, le successeur de Alioune Badara Cissé affirme qu’ils ont donné de nouvelles missions à leur représentants diplomatiques et consulaires «pour que, au-delà du travail diplomatique normal, classique, au-delà de la promotion et de la protection des Sénégalais de l’extérieur qu’ils s’investissent dans la promotion économique touristique». Le ministre Mankeur Ndiaye ajoute dans son argumentaire que des bureaux de promotion économique seront installés dans toutes les ambassades.
Dans le même tempo Mankeur Ndiaye a soutenu que le gouvernement du Sénégal s’engage à renforcer la qualité du personnel diplomatique dans la sous-région. Ainsi, il souligne que, désormais, toutes les ambassades auront un même traitement de faveur. «Désormais les diplomates qui sont en Gambie, Mali, Mauritanie, Guinée auront le même traitement que celui qui est affecté à Washington. Il ne faut pas que les gens prennent leur affectation dans la sous-région comme une sanction», promet-il. Il ajoute qu’il va réorganiser la carte diplomatique pour que le Sénégal soit représenté dans beaucoup de pays comme aux Caraïbes, en Amérique Latine et dans les pays de l’Europe centrale et de l’Est. Toujours dans le souci de bien faire, M. Ndiaye annonce que son département va réduire les effectifs des ambassades et des consulats jugés budgétivores à l’image de celle à Paris. La question des pays en conflit qui ceinturent le Sénégal est largement évoquée dans les débats. Le ministre des Affaires étrangères a soutenu que le gouvernement s’est beaucoup investi pour le règlement du conflit en Mali.
Mamadou GACKO
BAISSE DU BUDGET DES AFFAIRES ETRANGERES : Le paradoxe des dépenses de fonctionnement
Alors que dans le cadre de la rationalisation de la carte diplomatique, le gouvernement a réduit le nombre et les effectifs des missions diplomatiques et consulaires, les dépenses de fonctionnement du ministère des Affaires étrangères ont connu une augmentation. Ainsi, pour la gestion 2013, les dépenses de fonctionnement ont connu une hausse de 1,24 % en valeur relative. Un paradoxe que les députés n’ont pas manqué de souligner, parlant d’une «légère augmentation» des dépenses de fonctionnement alors que le gouvernement s’est engagé dans une diminution du train de vie de l’Etat. Le projet de budget 2013 du ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur est arrêté, pour la gestion 2013, à la somme de 39 144 009 180 de francs contre 42 584 728 340 en 2012, soit une baisse de 3 440 719 160 de francs en valeur absolue, et 8,08 % en valeur relative.
WALF Ch.G.DIENE
Bamboula au sommet de l’état : Des passeports diplomatiques pour les épouses des députés